26 octobre 2009
Photo-reportage : Austerlitz au petit matin....

A l'occasion d'une escapade matinale en Touraine, quelques photos de la Gare Paris-Austerlitz, en cours de rénovation...
Une vieille dame d'acier endormie, loin de la modernité et du trafic TGV
plus de photos dans le dossier
21 septembre 2009
Journées du Patrimoine 2009 : le retour des Sprague-Thomson à Porte d'Auteuil

A l'occasion des Journées du Patrimoine, la RATP avait installé du matériel roulant à la station Porte d'Auteuil. Une occasion unique de découvrir des voitures anciennes sur le réseau. En effet, certaines d'entre elles ont été ramenées de province par camion (où elles coulent des jours tranquilles dans un musée.) C'était la possibilité notamment de découvrir un exemple des toutes premières voitures en bois qui roulèrent dès le premier jour d'exploitation le 18 juillet 1900 ! Superbement restaurée, composée de bois divers et précieux (notamment du teck imputrescible pour le coffrage extérieur), cette voiture d'attelage B161, beaucoup plus courte que les modèles suivants (8 mètres de long et seulement 2 portes coulissantes) a malheureusement marqué l'histoire avec l'incendie survenu à la station Couronnes en 1903 et la mort de 87 personnes. Elle sera remplacée par de nouveaux modèles dits Sprague-Thomson au coffrage en acier (Série M500). Les Sprague-Thomson evolueront peu au cours du temps, pour permettre à la CMP (ancêtre de la RATP) tous les assemblages possibles entre des voitures pouvant dater aussi bien de 1906 que de 1937 ! La contrepartie, c'est l'absence de révolution technologique pendant 30 ans et la production de matériels neufs et déjà vétustes (un peu à l'image de la Trabant en RDA !) Néanmoins, les Sprague-Thomson (du nom de l'ingénieur américain Sprague et de l'industriel Thomson) qui empruntent les technologies de ces derniers, rouleront sur le réseau jusqu'en 1983 !! Exposé également : le matériel d'entretien de la voirie construit sur des chassis coupés et ressoudés de Sprague Thomson et peints en jaune... Car en effet, aujourd'hui en 2009, ces vieilles Sprague-Thomson roulent encore sur le réseau !!!
A cette occasion, la RATP avait aussi remis en service une rame entière en circulation sur la ligne 10. un voyage historique en 1ère ou 2ème classe à savourer au départ de la Porte d'Auteuil ! (vidéo à venir !)
21 août 2009
Voyage en Talgo : ce qu'il faut savoir !!!
Cette année encore, j'ai décidé de prendre le train "Mare Nostrum" qui relie Montpellier à Barcelone à bord d'une rame Talgo. Et cette année encore, je me suis rendu compte que c'était une sacrée aventure !!!
La réservation des billets.
Comme d'habitude, je passe par voyages-sncf.com pour effectuer la résa. Il n'existe que 2 trains directs par jour : 7h26 et 15h09 mettant respectivement 4h20 et 4h50 pour relier 350 km... !!! Le hic, c'est que la reservation est capricieuse. Et la plupart du temps, on n'arrive pas à finir la procédure d'achat... Il faut alors recommencer encore et encore pour parvenir à passer... Rien ne sert d'aller dans une agence SNCF, vous n'aurez pas plus de chance... En fait, il semblerait qu'il y ait une guéguerre entre les deux compagnies nationales. Le Talgo est un train espagnol géré par la RENFE. Et l'accès au système de réservation espagnol se fait un peu en fonction de leur bon vouloir... De plus, impossible pour la SNCF de savoir si le train est complet ou non... Donc armez-vous de patience... Et ne faites pas comme moi, n'achetez pas un billet plein tarif en espérant pouvoir vous le faire rembourser ensuite : la politique de remboursement de la RENFE n'est pas celle de la SNCF. Même sur un billet plein tarif acheté à l'avance, ils ne remboursent que 90% du billet. J'ai donc perdu 5,60 euro. (Car j'avais acheté un billet retour à un horaire ne me convenant pas, seule solution pour parvenir à valider l'achat de mon billet aller !!)
Le voyage.
Ces petites contrariétés dans les préparatifs passées, le jour du départ est arrivé... Dans le train, c'est un peu la foire... Familles espagnoles rentrant chez elles avec des valises énormes mais qui ne rentrent nulle part dans la wagon... (Les étagères de rangement au-dessus des sièges sont particulièrement étroites!!) personnes qui n'ont aucune place côte à côte suite à une résa chaotique, et qui demandent à changer de place (d'où un vrai jeu de chaises musicales pendant les 4h20 de trajet)... Bref, c'est un peu la pagaille ! Sans compter les personnes qui montent sans billet... A Cerbère, contrôle d'identité par la police française... Lors du changement d'écartement des essieux entre Cerbère et Port-Bou, c'est la police espagnole qui s'y colle... Ensuite, bienvenue sur le réseau de la Renfe. Les annonces de gare ne se font plus qu'en espagnol et en catalan....
La ponctualité du Mare Nostrum n'est pas son point fort... 20 min de retard à l'aller. Plus de 35 au retour... Bref, prenez votre temps en patience...
Attention, au retour vers la France, l'embarquement a des airs de départ en avion. Passage au rayon X des bagages et contrôle (manuel!!) des billets avant d'accéder au quai... Un employé de la Renfe note à la main le nom, la place et le prix du billet... Donc n'arrivez pas trop en retard, car il faut faire la queue !!! L'histoire ne dit pas si le train attend que ce style d'"embarquement" soit fini ou pas pour démarrer... Faut croire que oui vu le retard à l'arrivée !!!
MONTPELLIER > BARCELONE
Départs de Montpellier Saint-Roch : 7h26 | 15h09 |
Départs de Barcelona Sants : 8h45 | 16h42 |
PARIS > BARCELONE en train de nuit Talgo Elipsos
Départ de Barcelona França : 21h05 / Arrivée 11h55
Départ de Paris Austerlitz: 20h32 / Arrivée 8h24
12 août 2009
Un train au plafond a accueilli son 10000ème visiteur...

Samedi 08 août, le blog "Un train au plafond" a atteint le record des 10 000 visites. Lancé le 25 février 2008, ce blog consacré à la marque de trains miniatures LGB, aux passions ferroviaires, et au métropolitain, poursuit son chemin et devient peu à peu une référence dans le domaine. Avec une quarantaine de visites par jour, les internautes viennent y chercher des infos sur la marque LGB, la faillite de Märklin, mais aussi sur le Talgo pour Barcelone, des adresses de shopping à Berlin, ou comment emprunter la ligne du Cévenol.
Classé 17ème dans la requête sur Google "lgb train", l'objectif affiché est bien sûr de se retrouver sur la première page du moteur de recherche...
30 juillet 2009
Cévénol : la gare de la Bastide Saint-Laurent a perdu son buffet

A l'occasion du traditionnel séjour en Lozère pour la commémoration de la Croisade du Gévaudan, c'est avant tout un choc visuel qui nous a frappés lors de notre arrivée à la Gare de la Bastide - Saint-Laurent Les Bains. Le bâtiment du buffet de la gare a été littéralement éventré. C'est le mardi 16 juin à 4h30 du matin que l'explosion est survenue. Une violente déflagration qui va réveiller tout le village. Par bonheur, les habitants du buffet dormaient dans la partie restée debout, ne recevant que quelques gravas de plâtre du plafond. En revanche, la partie cuisine et restaurant est complètement soufflée. Un souffle d'une telle violence que les vitres de l'ancien hôtel du Gévaudan, situé sur la place de la gare, ainsi que celles de certaines habitations alentour ont volé en éclats. Fort heureusement, le foyer de la gare, qui héberge les cheminots était vide. A l'origine du drame : une explosion de gaz, sans doute dûe à une installation vieillissante. Aucun départ de feu en revanche n'a eu lieu. Le trafic du 16 juin a bien évidemment était perturbé par de nombreux retards, obligeant les trains à emprunter la voie 3 de la gare, normalement dévolue aux autorails en correspondance pour Mende.
Ce drame est un nouveau coup dur pour la Bastide Puylaurent. Après la fermeture pour liquidation judiciaire de l'hôtel des Pins, la disparition du buffet de la gare (qui ne sera vraisemblablement pas reconstruit) réduit encore un peu plus le périmètre d'activités commerciales de la petite bourgade lozérienne...
A noter également que la vieille signalétique de la gare (soufflée par l'explosion) a été totaement déposée. Donc Messieurs les voyageurs, attention ! La gare de la Bastide n'a plus de nom... Ne la loupez pas !
21 juillet 2009
Web : LGB retrouve enfin son site !

Disparu depuis le redressement judiciaire de LGB Lehmann, le site web lgb.de vient enfin de refaire surface après plusieurs années. A la suite de la banqueroute de la marque allemande, l'internaute était redirigé sur le site de LGBOA (LGB of America), la filiale américaine. Suite à la reprise par Märklin, un accord a enfin été trouvé entre les 2 entités, Märklin pouvant récupérer l'adresse web d'origine et cesser d'utiliser celle qu'il avait mis en place provisoirement : www.lgb-bahn.de.
Alors que jusqu'à présent, le site web se composait d'une page d'accueil et des pdf des catalogues 2009 et nouveautés 2009, depuis quelques jours, c'est un site complet (mais uniquement en allemand !!!) qui est mis en ligne. On y retrouve un historique de la marque, une arborescence des différents produits (avec une séparation distincte entre voie étroite et voie normale ; merci de cette clarification!); les fiches techniques, le club LGB etc...
Enfin, chose intéressante, on peut acheter tous les produits en ligne via la on-line shop de Märklin. Ici heureusement, le site existe en anglais. Et les frais de port pour la France ne s'élèvent qu'à 9,95€...
le site de LGB
la boutique en ligne de Märklin
18 juin 2009
Festirail : la vidéo
Une petite vidéo tournée lors de Festirail en Gard 2009.
30 mai 2009
Expo Festirail en Gard : Passion ferroviaire brûlante !

Les 23 et 24 mai 2009, se tenait à Quissac (30) l'exposition de modélisme ferroviaire Festirail en Gard. Un rendez-vous que ne pouvaient manquer tous ceux qui étaient de passage dans la région pour le week-end de l'ascension... Et malgré les 30°C affichés par le thermomètre, les passionnés étaient au rendez-vous pour assister à cette expo de plus en plus populaire et de plus en plus passionnante... Car ici, à la différence d'autres manifestations plus commerciales comme Rail Expo par exemple, les exposants sont majoritairement des clubs et non des commerçants ou des distributeurs. Conséquence : un nombre très important de dioramas et autres circuits modulaires, qui sont autant d'occasions de rêver et de s'évader à l'échelle réduite ! Réseaux HO, N, G, à vapeur (on a même vu un circuit en Légo!!), il y en a pour tous les goûts et certaines réalisations sont des plus impressionnantes ! Un pont métallique supendu plus vrai que nature (mais qui fait 15 mètres de moins que la réalité car il fallait le faire rentrer dans un module de 1,20 m !), une reproduction de la gare d'Alès qui nous rappelle tout de suite les grimpettes en autorail pour la Bastide Puylaurent !) ou encore ce spectaculaire diorama en N avec des courbes d'un réalisme saisissant...
Bien évidemment, on ne pouvait pas passer à côté du réseau LGB Momi qui avait en grande partie motivé le déplacement. L'histoire du réseau Momi est étonnante... Il s'agit en fait d'une poignée de passionnés de l'échelle G, qui ont bricolé chacun dans leur coin, des modules respectant un certain nombre de normes techniques pour pouvoir être assemblés les uns aux autres, et ce, dans n'importe quel agencement. Résultat, une quinzaine de modules étaient présents à l'expo pour un circuit d'une quinzaine de mètres donc ! Le hic de l'histoire, c'est que ça prend tellement de place que certaines expos ne peuvent pas les accueillir ! Ici, donc, Momi était sous une tente à l'extérieur ! ! Quand on sait qu'il existe à ce jour, en tout dans la France 25 modules Momi (et que ce n'est pas près de s'arrêter !) on ne sait pas quel lieu pourra encore les accueillir... Car le plus incroyable dans l'histoire, c'est d'imaginer cette poignée de fous répartis aux 4 coins de la France, traverser tout le territoire pour se retrouver à chaque expo (parfois même à l'étranger !!) , afin de réassembler et redonner vie au réseau Momi ! " Alors, quand on vous dit passion brûlante... !"
Toutes les photos de l'expo...
19 mai 2009
Ma saga LGB Acte IV : Renaissance

1991-2007 : 15 ans ! C'est la période pendant laquelle la passion du LGB va rester assoupie au fond d'un placard...
15 ans qui auront été occupées par des études d'agronomie, une nouvelle vie à Paris et de nouveaux horizons professionnels autour d'une autre passion : l'image et la télévision...
Et puis, une nuit, un rêve étrange va réveiller cette vieille passion d'enfance... Je suis dans mon cher village de la Bastide Puylaurent, dans lequel je n'ai pas mis les pieds depuis belle lurette. Ma première envie est de retourner voir la gare ! Et là, stupéfaction ! Les voies ont été déposées et à la place, une sinistre route goudronnée ! Je redescends dare dare sur la place du village pour savoir où est passé le train (c'est là, où comme souvent dans les rêves, s'effectue une fusion confusion entre deux éléments : le train réel (celui de la SNCF) et mon train LGB). Sur la place du village, je questionne : "Mais qu'avez-vous fait du train ?" Et là, ma grand-mère de répondre : "Oh ! On l'a donné. Tu sais, ça n'intéressait plus personne ... Quelqu'un est passé sur la place et l'a pris...." Me voilà pris d'une colère noire, hurlant et vociférant, à m'en époumoner... et de me réveiller en sursaut ! Après avoir repris mes esprits, je prends subitement conscience que le train aux boites rouge et verte a beaucoup trop dormi dans son placard... Cela tombe bien, je descends à Montpellier dans quelques jours, ce sera l'occasion idéale de récupérer tout le matériel entreposé chez ma grand-mère (et d'éviter ainsi que quelqu'un ne s'en empare comme sur la place du village !! lol ) Car, depuis quelques années, les brouilles familiales se multiplient, raison de plus pour que le stock LGB déménage pour atterrir chez mes parents.
C'est bien sûr l'occasion immédiate de tout déballer, de monter un circuit et de voir si, après toutes ces années, ce petit monde sait encore rouler... Bien évidemment, on peut faire confiance à la qualité allemande et à la robustesse des machines pour être au rendez-vous !
La délicieuse odeur si particulière du plastique LGB, le bruit des essieux sur les rails, le son du transfo sous tension, le clac de l'attelage des wagons... toutes ces madeleines de Proust sont au rendez-vous ! et du haut de mes 34 ans, l'âme du gamin refait surface comme lors de la toute première fois. C'est organique, c'est physique, je regarde avec joie les différents attelages faire leur tour de piste ! Hypnotisé... Ensorcelé...
Un ensorcèlement qui va se faire tenace et coûteux dans les mois qui suivent... (on y reviendra dans l'acte suivant) Mon premier réflèxe est d'aller voir, si à tout hasard, un des rares magasins du centre ville de Montpellier aurait un peu de stock... Honnêtement, j'y vais sans grande conviction... Ironie du sort, Joué Club se trouve maintenant à l'angle de la rue qui abritait la petite boutique des Jouets d'Antan, qui m'avait fourni quelques jolies pièces dans le début des années 90... La boutique est toujours là, abandonnée, jamais relouée... Des vieux autocollants jaunis de Märklin, Jouef, Fleischmann et Lima ornent encore pathétiquement la porte, derrière le rideau de fer rouillé... Nostalgie... Mais pour l'instant, une incursion dans les profondeurs de Joué Club s'impose... Ils ont bien changé les magasins de jouets... Triomphe du plastique moulé clinquant et acidulé, le bon vieux jouet traditionnel est relégué au fin-fonds de l'arrière boutique... Modèles réduits de voitures, hélicoptères télécommandés et enfin un maigre rayon ferroviaire... Et incroyable mais vrai : trône un wagon voyageur, un seul ! une rame bleue du Murtalbahn ! Abandonné, seul... la pulsion d'achat est violente et euphorique ! Imaginez, après toutes ces années ! S'offrir un wagon LGB !!! C'est plus fort que tout !!
Délesté d'une grosse centaine d'euros, je repars avec mon trophée sous le bras ! A la maison, la joie de déballer le bel engin tout neuf, son odeur délicieuse de plastique... C'est décidé, on va jouer de nouveau au train et ce n'est pas prêt de s'arrêter !! (à suivre...)
images du réseau et des essais
04 mai 2009
Un train au plafond accueille une loco à crémaillère
Voici donc la petite dernière qui vient d'arriver aujourd'hui depuis l'Autriche. Achetée il y a deux semaines sur e-Bay, la petite loco à crémaillère LGB 2046 vient de faire son petit galop d'essai sur le va-et-vient du plafond. Il s'agit donc d'un vieux modèle antérieur à la réédition de 2004, la LGB 24460, dotée elle du numéro 24 et non 21 comme celle-ci. La compagnie du Schöllenenbahn fournit une connexion entre le réseau FO et la compagnie à écartement normal du Gotthard à Andermatt. Dès les premiers jours d'exploitation du Schöllenenbahn, ce sont 4 locomotives électriques HGe 2/2 à crémaillère, livrées en 1916-1917 qui sont chargées de tracter les convois sur les 3,75 km de la ligne. Lors de l'absorption de la compagnie par le Furka-Oberalp-Bahn en 1961, les vieilles locos seront repeintes en rouge avec le lettrage FO. La dernière loco en exploitation roulera jusqu'en 1980. Malheureusement, aucune d'entre elles n'a été conservée. La ligne à écartement métrique FO relie les vallées du Rhin et du Rhône, grâce à une connexion est-ouest à travers les Alpes. Depuis 1942, les locomotives électriques assurent la totalité du traffic sur la centaine de kilomètres que compte le réseau. L'ouverture du tunnel Furka-Basis en 1982 va rendre inutile une partie du réseau. Et pourtant, aujourd'hui encore, les locomotives à crémaillère du FO sont encore utilisées, dans les sections où la pente est supérieure à 17,9%.













































