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La nouvelle est tombée la veille de l'ouverture du salon international du jouet à Nuremberg... Märklin, la célèbre marque allemande de trains miniatures à déposé le bilan le 4 février ! Un véritable coup de tonnerre sur le salon ! Et un gros coup d'angoisse pour tous les acteurs du secteur. Märklin, c'est avant tout une marque mythique ! Imaginez, il n'y a pas un seul petit allemand qui n'a jamais trouvé une fois un circuit de train électrique sous le sapin de Noël. La robustesse de ses matériaux, la qualité de la finition, l'usage important du métal plutôt que celui du plastique en a fait la Rolls Royce du train miniature. Il suffit de soupeser une loco Märklin avec celle d'une autre marque pour comprendre la différence. Du coup, le dépot de bilan est vécu comme un véritable traumatisme outre-Rhin. Une marque qui depuis 150 ans fait la fierté de l'Allemagne. Bien plus que nos nationaux Jouef ou Meccano...
Alors, si bien sûr, le passionné de l'échelle G se sent préoccupé de l'avenir de Märklin, c'est aussi parce que depuis plus d'un an maintenant, c'est cette société qui avait repris les rênes de LGB, en rachetant le stock, les moules et le savoir faire de la société Lehmann, un après avoir aussi racheté Trix ... Aujourd'hui, il manque 50 millions d'euros dans les caisses. 3 ans après un plan de restructuration qui avait mis 400 personnes à la porte et délocalisé une partie de la production. 2009 devait fêter les 150 ans de la marque. Il y a des anniversaires que l'on ne devrait pas fêter (LGB a fait faillite l'année de ses 40 ans, et un an après les 125 ans de son fabricant Lehmann !)
Alors victime de la crise économique ? Peut-être... Mais plus certainement par une évolution des modes. Aujourd'hui, les trains miniatures ont déserté le rayon jouets (à l'exception justement de l'Allemagne où les marques allemandes Märklin, Fleischmann ont encore leur linéaire dans les grands magasins). Les jeux videos et l'ère numérique ont fini de ringardiser le bon vieux coffret. Désormais uniquement orientée vers les collectionneurs, la production haut de gamme (et donc hors de prix) n'a même pas pu se payer le luxe d'ignorer la fabrication à bas coût en Chine... LGB s'y est essayé avec peu de succès (production de mauvaise qualité dénoncée par les collectionneurs et détournement des moules pour la contrefaçon).
Märklin, lui, s'est enfermé dans le  haut de gamme, se privant ainsi d'une partie du marché. Alors que faire ? devenir militant en offrant systématiquement aux enfants des coffrets de trains à la place d'une Nintendo ou d'une PSP !