* Et oui, fini le plafond, car on déménage... Désormais ce sera un train... à l'étage !
Après 17 ans de va-et-vient un peu ennuyeux, les locomotives vont enfin avoir la chance de pouvoir faire de vrais tours de piste suite à la réunion des stocks parisien et montpelliérain... Un plateau de 12 mètres carrés lui est enfin dédié. Prochaine étape, une incursion à l'extérieur pour refaire enfin un vrai circuit de train de jardin !! Tout vient à point pour qui sait attendre !
Mais faut-il fermer ce blog, qui, malheureusement, au fil du temps, ne connaît plus beaucoup de visiteurs ? Je m'interroge...
Que la RATP le veuille ou non, ses rames de métro sont devenues, comme les friches industrielles et les bâtiments abandonnés, un support d'expression artistique, certes très décrié... Et pourtant, l'idée des promoteurs de Trains of Fame est la suivante : faire de la rame de métro une toile ! Ainsi, au lieu de vous exprimer sur un simple canevas, faites-le sur ce moulage en plastique ABS idéal pour les feutres marqueurs préférés des graffeurs.
Et pour lancer le mouvement, ils ont proposé aux plus grands graffeurs européens de poser leur empreinte artistique sur ce nouveau moulage. Résultat : une exposition étonnante de 134 voitures, qui, hélas n'a duré que quelques jours dans la Galerie Oberkampf à Paris. Des modèles uniques en vente d'une valeur allant de 300 à 1000 € pièce. Avec la signature de Brus, The crew et Trota de Rome, Smash de Suisse, Iser, Rioga TSK et Iesk de Barcelone.
Depuis le 7 juin et jusqu'au 1er janvier, le Musée des Arts et Métiers accueille une expo de la RATP sur le métro parisien.
Soucieuse de promouvoir la modernité d'un moyen de transport centenaire, la Régie n'a pas hésité à inventer différents postes d'attraction qui excitent autant les petits que les grands ! On a d'ailleurs testé pour vous le simulateur de conduite (Oups, perdu ! On a redémarré sans fermer les portes ! Et là on vient de griller un feu rouge dans un tunnel en roulant trop vite !), le simulateur de PCC (Poste de Commande Centralisé) qui permet de gérer une ligne. (Un colis abandonné vient d'être reperé sur les voies à Barbès, que faites-vous ?? Le conducteur de la rame 11 vous appelle, décrochez bon sang !! Et coupez le courant !) ou encore transporter de nuit du matériel de Porte de Versailles à Porte de Vincennes en utilisant les aiguillages entre chaque ligne (mouais...La Joconde qui se balade, j'ai pas trop saisi)...
Passage en revue obligée du matériel roulant depuis 1900 avec maquettes à l'appui, ou principe du fonctionnement d'automatisation de la ligne 14, en attendant celle de la ligne 1 (La fierté du moment à la RATP, n'en déplaise aux usagers exaspérés...), vous pourrez même vous amuser à faire des petits trous (en forme de triangle) avec la poinçonneuse comme le chantait Gainsbourg... Et en attendant, le prolongement de la ligne 12 au nord (silence, on creuse), vous pourrez toujours dessiner le métro du futur et vous l'envoyer par mail... N'hésitez pas à profiter de la visite guidée gratuite qui, vous permettra de comprendre enfin, la complexité des panneaux de signalisation à la sortie de chaque station, avec ses feux lumineux, ses écrans digitaux truffés d'horaires bizarres. Moi maintenant je sais que A = heure de pointe matin B = heure de pointe soir, C = heures creuses après-midi et D= heures creuses soir...
Au fait vous savez ce qu'on appelle le cinéma à la RATP ? tout simplement (!) le numéro de la rame affichée à l'avant de la motrice... et le plan de trappe n'est rien d'autre que le plan de la ligne affiché au-dessus des portes.... Et si la ligne 6 fut la première à avoir des pneus, c'est parce qu'elle traverse des quartiers chics et que les gens trouvaient que les roues ferrées faisaient trop de bruit !
Voici un reportage photo express sur le train miniature du parc Sayaji (à Vadodara, ville de l'Etat du Gujarat) par nos envoyés spéciaux en Inde !
Avant de devenir un manège, ce train fut construit en Allemagne pour les enfants d'un prince. Ils le prenaient tous les matins pour se rendre du palace à l'école.
Le blog ami sur l'histoire du ticket de métro parisien devient un livre....
Objet du quotidien de millions de parisiens et de franciliens, le ticket de métro est devenu avec le temps un véritable objet culte et une “madeleine de Proust” pour beaucoup d’entre nous. Il connaît ses dernières années d’existence... dématérialisation oblige !
Rétrospective en images et en anecdotes de personnalités (Juliette Gréco, Valéry Giscard d’Estaing, Jane Birkin, Michèle Morgan, Serge et Beate Klarsfeld), le livre retrace les grandes étapes de l’évolution de ce morceau de papier cartonné devenu un reflet de l’évolution de la société parisienne. Il est également passé au statut d’icône récupéré par les écrivains (avec des extraits de textes de Michel Tournier, Raymond Queneau, Georges Perec, Jean Paulhan, etc) et les artistes (sélection d’œuvres sur et autour du thème) et enfin par les publicitaires (campagne ticket chic ticket choc).
176 pages - format :14 x 21 à l'italienne - Editions Télémaque - sortie novembre 2010 - prix : 19,90 euros
A l'occasion d'une escapade matinale en Touraine, quelques photos de la Gare Paris-Austerlitz, en cours de rénovation... Une vieille dame d'acier endormie, loin de la modernité et du trafic TGV...
Dimanche 30 mars, je suis allé faire un tour au Mondial du Modélisme avant sa fermeture... Comme la truffe que je suis avait oublié son appareil photos j'ai fait quelques malheureuses pics avec mon Samsung sgh-u700v (un cauchemar ce téléphone soit dit en passant!). je me rends compte en prime qu'il fait vraiment de sales photos... désolé pour la piètre qualité, on ne m'y reprendra plus ! Au programme de très beaux dioramas dont certains réalisés avec talent par des moins de 18 ans... (J'ai honte, moi qui ne suis pas capable de coller de bouts de plastique sans en mettre partout!) et la découverte de la Gare de Chasseradès !! Petit village paumé de ma chère Lozère (et qui fut le terminus de mon premier voyage en train!!!) C'est une sacrée coïncidence tout de même !!! Je n'ai malheureusement pas de pic de la vraie gare, j'en ramène une dès mon passage cet été dans le Gévaudan ! Au menu aussi, un énorme stand Märklin qui regroupe désormais les marques Trixx et LGB, avec en vitrine quelques unes des nouveautés 2008 du catalogue tant attendu... Et un joli petit réseau avec une Stainz survoltée ! Plus loin de superbes réseaux HO et Z (notamment le réseau teuton de Fleischmann hallucinant!) et aussi des abus sur les prix... !!! J'ai quand même vu un revendeur proposer mon petit locotracteur RhB à 480 euros sachant qu'il se vend neuf entre 250 et 300 euros.. !! Côté bourses des collectionneurs, là aussi des prix assez violents pour des occasions (une draisine à 150 euros ; une crocodile en pas très bon état à 420 euro, une Loco RhB Ge4/4 verte à 800 euros...!) Je suis donc rentré bredouille du salon... On a beau aimer sans compter, on n'est pas des américains pour autant !
PLUS DE PHOTOS DANS L'ALBUM MONDIAL MODELISME 2008
La nouvelle est tombée la veille de l'ouverture du salon international du jouet à Nuremberg... Märklin, la célèbre marque allemande de trains miniatures à déposé le bilan le 4 février ! Un véritable coup de tonnerre sur le salon ! Et un gros coup d'angoisse pour tous les acteurs du secteur. Märklin, c'est avant tout une marque mythique ! Imaginez, il n'y a pas un seul petit allemand qui n'a jamais trouvé une fois un circuit de train électrique sous le sapin de Noël. La robustesse de ses matériaux, la qualité de la finition, l'usage important du métal plutôt que celui du plastique en a fait la Rolls Royce du train miniature. Il suffit de soupeser une loco Märklin avec celle d'une autre marque pour comprendre la différence. Du coup, le dépot de bilan est vécu comme un véritable traumatisme outre-Rhin. Une marque qui depuis 150 ans fait la fierté de l'Allemagne. Bien plus que nos nationaux Jouef ou Meccano... Alors, si bien sûr, le passionné de l'échelle G se sent préoccupé de l'avenir de Märklin, c'est aussi parce que depuis plus d'un an maintenant, c'est cette société qui avait repris les rênes de LGB, en rachetant le stock, les moules et le savoir faire de la société Lehmann, un après avoir aussi racheté Trix ... Aujourd'hui, il manque 50 millions d'euros dans les caisses. 3 ans après un plan de restructuration qui avait mis 400 personnes à la porte et délocalisé une partie de la production. 2009 devait fêter les 150 ans de la marque. Il y a des anniversaires que l'on ne devrait pas fêter (LGB a fait faillite l'année de ses 40 ans, et un an après les 125 ans de son fabricant Lehmann !) Alors victime de la crise économique ? Peut-être... Mais plus certainement par une évolution des modes. Aujourd'hui, les trains miniatures ont déserté le rayon jouets (à l'exception justement de l'Allemagne où les marques allemandes Märklin, Fleischmann ont encore leur linéaire dans les grands magasins). Les jeux videos et l'ère numérique ont fini de ringardiser le bon vieux coffret. Désormais uniquement orientée vers les collectionneurs, la production haut de gamme (et donc hors de prix) n'a même pas pu se payer le luxe d'ignorer la fabrication à bas coût en Chine... LGB s'y est essayé avec peu de succès (production de mauvaise qualité dénoncée par les collectionneurs et détournement des moules pour la contrefaçon). Märklin, lui, s'est enfermé dans le haut de gamme, se privant ainsi d'une partie du marché. Alors que faire ? devenir militant en offrant systématiquement aux enfants des coffrets de trains à la place d'une Nintendo ou d'une PSP !
En ce début
d'année, un petit peu de nostalgie et de souvenirs d'enfance pour le plus beau
"diorama naturel" qui soit : le nœud ferroviaire de la Bastide
Puylaurent en Lozère !
C'est à la
Bastide que se raccorde la branche qui dessert Mende et Marvejols à la mythique
ligne Paris-Marseille via Nîmes et Clermont Ferrand. Une ligne à voie unique,
non électrifiée et qui traverse des paysages somptueux : des premiers
contreforts arides des Cévennes aux hauts plateaux de la Margeride et de la
vallée de l’Allier... Et il est vrai que le côté modèle réduit ferroviaire avec
ces décors naturels ont de quoi enchanter aussi bien le néophyte que le
passionné. Grimper à la Bastide en train depuis Nîmes et Montpellier, c'est
près d'une cinquantaine de tunnels, des ouvrages d'art comme le viaduc en
courbe de Villefort, et un paysage déroulant à nul autre pareil. Même si les vieilles
michelines rouges, les autorails bleus et les TER " jaunets " ont laissé
la place à un nouveau matériel roulant climatisé avec moquette au sol, même si,
chaque année, la SNCF réduit de plus en plus le nombre de trains qui passent
par là... La ligne de moins en moins bien entretenue oblige maintenant le
Cévenol à rouler à 10 km/h sur certaines sections…
C'est en
1874 que commence la construction des lignes de chemin de fer qui vont
traverser la Lozère à l'est et à l'ouest. Pour la ligne Béziers-Neussargues,
Théophile Roussel fait triompher le tracé par Garabit, la Garde Saint-Chély,
Aumont, contre le projet de voie par la vallée de la Truyère et le
Malzieu. Le rail atteignait Marvejols en 1884. L'autre ligne, celle des
Cévennes, qui joint Nîmes à Clermont par Alès et Langogne, est passablement
accidentée et s'élève entre Alès et La Bastide de 895 mètres en 66 kilomètres !
C'est une des premières traversées montagnardes. La ligne qui devait raccorder ces
deux voies en desservant Mende ne posa pas de problèmes pour les 30 kilomètres
entre Le Monastier et le chef-lieu : on n'eut qu'à suivre le Lot. Mais le
tronçon Mende-La Bastide donna beaucoup plus de tracas. Après avoir décidé de
percer un tunnel de 2124 mètres sous la montagne du Goulet, on s'arrêta au bout
d'un tiers du parcours. On choisit l'actuel trajet par Allenc, Belvezet,
Chasseradès avec une escalade jusqu'à 1216 mètres près de Belvezet. Pour protéger
cette voie de l'enneigement, il fallut installer de coûteuses barrières
pare-neige, puis des galeries couvertes. Et c'était loin d'être une voie rapide
!
Mais alors,
pourquoi je vous parle de ce coin perdu de Lozère ? Tout simplement parce que
c'est ici que du haut de mes 2 ans j'ai fait mon baptême ferroviaire ! Parlez
d'une aventure ! Relier La Bastide Saint-Laurent (car la gare sert à la fois à
la commune de la Bastide Puylaurent et à la station balnéaire de Saint-Laurent
les bains située à quelques kilomètres en Ardèche) à Chasseradès, charmant
petit village médiéval situé à une quinzaine de kilomètres de là... Un
enthousiasme forcené qui me faisait alors hurler avec fierté à tous les
passagers : "c'est BEAU le TRAIN !" 13 kilomètres plus tard (et une
bonne demi-heure après!) le voyage prenait fin mais le virus était
définitivement ancré ! Aussi, au fil de tous ces étés à la Bastide, combien de
fois n'allions-nous pas à la gare tous les soirs à 19 heures pour voir le
Cévenol de Marseille croiser celui de Paris tout en assurant quai N°2 la
correspondance avec la micheline en direction de Mende et Marvejols ! Une
effervescence de quelques minutes, dans le grondement des moteurs diesel, des
voyageurs qui changent de quai ou qui attendent l'autocar de la station
thermale et puis, tout d'un coup, plus rien, le vide, le silence... Et le petit
village de retourner dans son calme montagnard, où l'on n’entend maintenant
plus que le vent dans les sapins...
Comme vous avez peut-être pu le constater, l'opération Renouveau du métro a pris la vitesse de croisière. le nombre de stations en rénovation est de plus en plus élevé. Malheureusement cette opération va de pair avec une uniformisation de toutes les stations et la disparition de certaines décorations de stations emblématiques !
Les carrossages métalliques des années 60 sont supprimés les uns après les autres. Dernières stations en date ! Ternes, Courcelles, Argentine, George V, Les Sablons.
La station Franklin Rossevelt de la ligne 1 et son style unique n'est plus !
La station Opéra (quais ligne 7 et 8) et son style seventies à faïences rondes bleues fait aussi partie du passé.
Le problème, c'est que toutes ces stations sont refaites dans un style approximatif de celui de 1900, à savoir le carreau abeille biseauté blanc et une frise verte, qui ne correspond à rien.
A St Lazare, par exemple, sur la sublime ligne nord sud (ici ligne 13) on a refait un décor ne reprenant que les encadrements publicitaires mais aucune des frises qui recouvraient le plafond ni aucun cartouche avec le nom de la station en faïence bleue. Dans le grand hall de la Rotonde, on a carrément recouvert les mosaïques du nord-Sud par un carrelage beige disgracieux...
Dans les années 60, on a massacré le patrimoine de Guimard dans l'indifférence. aujourd'hui, on continue de faire de grosses bêtises !
Du 28 au 30 novembre 2008, au Dôme de Villebon sur Yvette, c'était la nouvelle édition de l'exposition de modélisme ferroviaire : RAIL EXPO. Un dôme bien rempli ! De nombreux exposants et revendeurs, des associations, bref une caverne d'Ali Baba pour les collectionneurs... de HO essentiellement Car c'est bien dommage, mais les autres échelles ne sont pas très bien representées malheureusement... Et pour les amateurs de trains de jardin et de l'échelle G, c'est même une certaine frustration... de voir que le LGB est rangé au rayon des trains pour amuser les enfants dans le hall d'entrée de l'expo ! Cela-dit le monsieur de TDS était fort sympathique, avec son wagon citerne... à cognac ! Bonne surprise également avec la découverte d'un réseau RhB à l'échelle HOe. l'occasion de découvrir quelques-unes des stars LGB en format mini ! Enfin mention particulière pour une maquette superbe représentant les gorges de Thort. Ainsi que cette superbe reproduction de station métro (avec les cartouches Nord-Sud).
Après la réveil de cette passion endormie depuis une dizaine d'années, mon retour à Paris va se solder par une visite rue de Douai, qui concentre un grand nombre de boutiques spécialisées dans le modélisme ferroviaire. Et comme je travaille depuis quelque temps dans ce sympathique quartier du 9e arrondissement, l'occasion d'un détour lors d'une pause déjeuner s'impose. Dès la première vitrine, je repère quelques jolis spécimens de la célèbre marque verte et rouge... Je me décide à pousser la porte de l'échoppe... Après quelques hésitations, j'engage la conversation avec la vendeuse :
" Bonjour, je voulais savoir si vous aviez d'autres articles LGB en dehors de ceux que vous avez en vitrine ?
- Et non, je n'en aurai certainement pas d'autres.
- Ah bon ? Et pour quelles raisons ?
- LGB est en faillite. Les productions ont été arrêtées et tous les employés licenciés."
A cette annonce, mon sang ne fait qu'un tour. Ma marque fétiche qui m'accompagne depuis le haut de mes 4 ans est en passe de disparaître !! Je me rappelle alors cet étrange rêve prémonitoire où mon train avait disparu, je réalise à quel point j'ai été stupide de ne pas m'être intéressé pendant toutes ces dernières années à mon violon d'Ingres... Au cours de la conversation, je réalise que Lehmann-LGB n'est pas la seule fabrique de trains électriques en faillite. On se souvient de l'italien Lima racheté par son ancien ennemi français Jouef, lui même racheté à son tour par le britannique Hornby... Märklin ne va pas fort non plus... Bref, la concurrence chinoise et ses produits de basse qualité associée au désamour des jeunes générations pour les jouets traditionnels, voilà la plus redoutable arme de destruction massive pour le secteur du jouet...
Addiction on-line
De retour chez moi, un rapide saut sur Internet me fait rapidement prendre connaissance de la sinistre réalité. Forums, articles en allemand, oui LGB est au bord du désastre. Mais que vais-je faire si c'est fini ? Que vais-je faire de mon petit stock de matériel disparate qui dort depuis des années, dans l'espoir d'un futur où mes finances me permettront d'avoir enfin le réseau dont j'ai toujours rêvé...
C'est ainsi que je vais découvrir le redoutable site d'enchères E-Bay, auquel je ne m'étais jusqu'à présent jamais vraiment intéressé... Et là, quelle stupéfaction ! De découvrir une quarantaine de pages de vente consacrées au train de jardin.
Le virus E-Bay c'est redoutable. Et il va me contaminer à une vitesse grand V durant les 5 mois à venir !! Dores et déjà, le but premier est de constituer un stock correct de voiries et aussi de compléter des attelages disparates... Après quelques déconvenues liées à mon inexpérience sur le principe des enchères en ligne et la frustration de voir partir sous mes yeux une Spreewald que je convoitais avec envie, je vais rapidement devenir un maître de la surenchère de dernière minute. Je découvre aussi l'excitation et l'adrénaline de ce sport effroyable. Va commencer alors une vaste campagne d'achat sur E-Bay qui va globalement multiplier par 4 le parc originel !!! Locomotives, Voitures voyageurs, wagons marchandises, rails, aiguillages, maquettes POLA, il ne se passe pas un jour sans que la frénésie d'achat ne survienne... Fort heureusement, à cette période, mes finances ont pu me permettre de suivre cet engouement dispendieux !! Alors que la grande majorité des commandes débarque à Montpellier, chez mes parents sans que je les vois arriver, je détourne quand même quelques-uns des spécimens qui me font le plus envie pour décorer mon 2 pièces parisien. C'est alors que me vient l'idée d'installer une longue étagère transversale à 40 centimètres du plafond de ma chambre pour pouvoir exposer les petits bijoux ferrés !! Une Spreewald finit par être dégotée, très rapidement suivie par une française Corpet Louvet...
Les 23 et 24 mai 2009, se tenait à Quissac (30) l'exposition de modélisme ferroviaire Festirail en Gard. Un rendez-vous que ne pouvaient manquer tous ceux qui étaient de passage dans la région pour le week-end de l'ascension... Et malgré les 30°C affichés par le thermomètre, les passionnés étaient au rendez-vous pour assister à cette expo de plus en plus populaire et de plus en plus passionnante... Car ici, à la différence d'autres manifestations plus commerciales comme Rail Expo par exemple, les exposants sont majoritairement des clubs et non des commerçants ou des distributeurs. Conséquence : un nombre très important de dioramas et autres circuits modulaires, qui sont autant d'occasions de rêver et de s'évader à l'échelle réduite ! Réseaux HO, N, G, à vapeur (on a même vu un circuit en Légo!!), il y en a pour tous les goûts et certaines réalisations sont des plus impressionnantes ! Un pont métallique supendu plus vrai que nature (mais qui fait 15 mètres de moins que la réalité car il fallait le faire rentrer dans un module de 1,20 m !), une reproduction de la gare d'Alès qui nous rappelle tout de suite les grimpettes en autorail pour la Bastide Puylaurent !) ou encore ce spectaculaire diorama en N avec des courbes d'un réalisme saisissant...
Bien évidemment, on ne pouvait pas passer à côté du réseau LGB Momi qui avait en grande partie motivé le déplacement. L'histoire du réseau Momi est étonnante... Il s'agit en fait d'une poignée de passionnés de l'échelle G, qui ont bricolé chacun dans leur coin, des modules respectant un certain nombre de normes techniques pour pouvoir être assemblés les uns aux autres, et ce, dans n'importe quel agencement. Résultat, une quinzaine de modules étaient présents à l'expo pour un circuit d'une quinzaine de mètres donc ! Le hic de l'histoire, c'est que ça prend tellement de place que certaines expos ne peuvent pas les accueillir ! Ici, donc, Momi était sous une tente à l'extérieur ! ! Quand on sait qu'il existe à ce jour, en tout dans la France 25 modules Momi (et que ce n'est pas près de s'arrêter !) on ne sait pas quel lieu pourra encore les accueillir... Car le plus incroyable dans l'histoire, c'est d'imaginer cette poignée de fous répartis aux 4 coins de la France, traverser tout le territoire pour se retrouver à chaque expo (parfois même à l'étranger !!) , afin de réassembler et redonner vie au réseau Momi ! " Alors, quand on vous dit passion brûlante... !"
Lors de mes vacances à Montpellier, je ne pouvais pas faire l'impasse sur une pause pour prendre quelques clichés du célébrissime petit train de Palavas qui reliait jusque dans les années 60 le cœur de Montpellier à sa station balnéaire fétiche ! Déclarée d'utilité publique le 14 août 1867 par Napoléon III, la ligne Montpellier - Palavas d'une longueur de 11,50 Km, a été exploitée pendant près de 100 ans, du 6 mai 1872 au 31 octobre 1968.
Dès la moitié du XIXe siècle, les bains de mer sont populaires et le petit village de pêcheurs de Palavas devient apprécié des Montpelliérains. En 1856, l'ingénieur Baillard propose de remplacer Es la route de terre par une ligne de chemin de fer. En 1865, la direction de la Compagnie de chemin de fer d'intérêt local du département de l'Hérault propose un projet de cinq lignes, dont une reliant Montpellier au golfe du Lion. En 1868, le projet retenu fait passer la ligne plus à l'est, et en grande partie sur la rive gauche du Lez permettant de desservir le village de Lattes.
Le train prenait son départ sur la place de la Comédie, au niveau de l'Esplanade, traversait l'ancien champ de tir du Polygone (devenu depuis le centre commercial éponyme) et s'élançait en direction de la route de Palavas.
La ligne est à voie unique sur son parcours de 11,5 kilomètres, avec des voies de garage à plusieurs emplacements pour permettre notamment la circulation de trains de marchandises. La distance est effectuée normalement en une demi-heure, arrêts compris. La ligne connaît un succès immédiat : de début mai à fin juillet 1872, elle transporte 130 844 passagers. Le maximum a été de 2 millions de voyageurs par an. Malgré ce succès, les projets d'extension vers la station de Carnon ne seront pas réalisés. Il y avait 4 classes de tarifs :la classe A (1ère classe) ; la classe B (2ème) ; la classe C (une du matin et du soir pour les chasseurs et leurs chiens) ; la classe D (wagon de marchandises attelé le matin). La ligne connut plusieurs accidents. La gare de l'Esplanade fut percutée trois fois par les voitures du train qui étaient poussées au retour.
Mais, à partir des années 1950, la ligne de Palavas, comme les
quatre autres de la Compagnie d'intérêt local, est concurrencée par l'automobile : la route de Palavas à Montpellier est refaite avec un pont permettant de passer le canal du Rhône à Sète. Elle sera la dernière des lignes de la compagnie héraultaise à être
fermée sur un vote du Conseil général. Le « petit train » effectue son dernier trajet le 31 octobre 1968. Elle aura transporté jusqu'à 2 millions de voyageurs par an.
Aujourd'hui , les vestiges se limitent à La locomotive et à un wagon situés à l'entrée de Montpellier. Ils sont classés monuments historiques, même si le wagon n'est pas originaire de la ligne. La locomotive sort des usines Schneider. Il existe un autre attelage dans le musée du petit train à Palavas, avec la seconde locomotive et un autre wagon.
Noël 1976. Sous le sapin, un énorme cadeau... Il faut dire que déjà à cette époque-là, pour faire plaisir au gamin que j'étais, pas la peine de chercher trop loin... Les voitures : rien à faire, les soldats et les déguisements : sans intérêt... Non, il n'y a qu'une seule chose que je commande sur la liste du Père Noël : les trains !! On ne compte plus les circuits divers et variés (train HO Jouef, Train en bois Brio, train mécanique, train enchanté de Vulli : qui s'en souvient ?). Mais l'arrivée de ce premier coffret LGB va rapidement reléguer les autres circuits aux oubliettes !! Au départ juste une Stainz (nom que j'ignorais bien évidemment à l'époque, la petite noire se retrouvera affublée pour des raisons que j'ai oubliées du prénom de Caroline !), ses deux petits wagons voyageurs, un cercle de 12 rails rayon R1, quatre personnages et un transfo. Et des heures d'amusement à la clé !! Même s'il était un peu hasardeux d'offrir un coffret pareil à quelqu'un d'aussi jeune, ma grand-mère ne savait certainement pas qu'elle m'avais mis dans un engrenage qui allait s'avérer très envahissant dans les années à venir !!
Au bout de quelques mois, de nouveaux rails et wagons rejoindront la collection : un wagon citerne ESSO (1978) et un wagon marchandises vert (acheté en 1977 au Train Bleu à Lyon) qui subira de nombreux outrages dans son utilisation... (transport de feux de Bengale allumés !!) Le wagon citerne contient toujours un élément d'un jeu de construction CLIPO que l'on n'a jamais réussi à ressortir ! lol . Bref, évidemment, quand on est gamin, on fait plein de bétises et ces premiers véhicules auront aussi à souffrir beaucoup plus que leurs successeurs !!! Signalons parmi les disparus la draisine 2001 qui a perdu depuis longtemps sont vaillant Victor et qui n'avance plus et un wagon porteur de rondins de bois qui a toujours été haï par le petit chef de gare que j'étais, tant il passait son temps à dérailler !! (Mais il est vrai que si j'avais su le lester, son destin aurait été autre... Le troisième larron est un wagon marron arrivé en 1982. Je voulais un fourgon postal avec les lanternes mais c'est celui-là qui me fut offert. Sans grand enthousiasme... Ses essieux même lubrifiés frottant en permanence... Il faut avouer que si l'équipement en LGB se fait au compte-gouttes, c'est que les articles sont difficiles à trouver à Montpellier. Un seul détaillant et il faut tout commander sur catalogue, ce qui est particulièrement frustrant pour un gamin de moins de 10 ans. D'autant plus que la concurrence du circuit HO Jouef et Lima bat son plein. Plus facile à utiliser et à installer, moins cher, les parents préfèrent acheter de ce pain-là ! Malgré cette concurrence féroce, Le LGB va alors rouler régulièrement dans le jardin de mon autre grand-mère pendant les vacances scolaires avec ce petit équipement en attendant l'arrivée d'une deuxième loco bien méritée pour un peu plus de fun...
1991-2007 : 15 ans ! C'est la période pendant laquelle la passion du LGB va rester assoupie au fond d'un placard...
15 ans qui auront été occupées par des études d'agronomie, une nouvelle vie à Paris et de nouveaux horizons professionnels autour d'une autre passion : l'image et la télévision...
Et puis, une nuit, un rêve étrange va réveiller cette vieille passion d'enfance... Je suis dans mon cher village de la Bastide Puylaurent, dans lequel je n'ai pas mis les pieds depuis belle lurette. Ma première envie est de retourner voir la gare ! Et là, stupéfaction ! Les voies ont été déposées et à la place, une sinistre route goudronnée ! Je redescends dare dare sur la place du village pour savoir où est passé le train (c'est là, où comme souvent dans les rêves, s'effectue une fusion confusion entre deux éléments : le train réel (celui de la SNCF) et mon train LGB). Sur la place du village, je questionne : "Mais qu'avez-vous fait du train ?" Et là, ma grand-mère de répondre : "Oh ! On l'a donné. Tu sais, ça n'intéressait plus personne ... Quelqu'un est passé sur la place et l'a pris...." Me voilà pris d'une colère noire, hurlant et vociférant, à m'en époumoner... et de me réveiller en sursaut ! Après avoir repris mes esprits, je prends subitement conscience que le train aux boites rouge et verte a beaucoup trop dormi dans son placard... Cela tombe bien, je descends à Montpellier dans quelques jours, ce sera l'occasion idéale de récupérer tout le matériel entreposé chez ma grand-mère (et d'éviter ainsi que quelqu'un ne s'en empare comme sur la place du village !! lol ) Car, depuis quelques années, les brouilles familiales se multiplient, raison de plus pour que le stock LGB déménage pour atterrir chez mes parents.
Un matériel increvable et une odeur inimitable.
C'est bien sûr l'occasion immédiate de tout déballer, de monter un circuit et de voir si, après toutes ces années, ce petit monde sait encore rouler... Bien évidemment, on peut faire confiance à la qualité allemande et à la robustesse des machines pour être au rendez-vous !
La délicieuse odeur si particulière du plastique LGB, le bruit des essieux sur les rails, le son du transfo sous tension, le clac de l'attelage des wagons... toutes ces madeleines de Proust sont au rendez-vous ! et du haut de mes 34 ans, l'âme du gamin refait surface comme lors de la toute première fois. C'est organique, c'est physique, je regarde avec joie les différents attelages faire leur tour de piste ! Hypnotisé... Ensorcelé...
Un ensorcèlement qui va se faire tenace et coûteux dans les mois qui suivent... (on y reviendra dans l'acte suivant) Mon premier réflèxe est d'aller voir, si à tout hasard, un des rares magasins du centre ville de Montpellier aurait un peu de stock... Honnêtement, j'y vais sans grande conviction... Ironie du sort, Joué Club se trouve maintenant à l'angle de la rue qui abritait la petite boutique des Jouets d'Antan, qui m'avait fourni quelques jolies pièces dans le début des années 90... La boutique est toujours là, abandonnée, jamais relouée... Des vieux autocollants jaunis de Märklin, Jouef, Fleischmann et Lima ornent encore pathétiquement la porte, derrière le rideau de fer rouillé... Nostalgie...
Retrouver le chemin du magasin de jouets...
Mais pour l'instant, une incursion dans les profondeurs de Joué Club s'impose... Ils ont bien changé les magasins de jouets... Triomphe du plastique moulé clinquant et acidulé, le bon vieux jouet traditionnel est relégué au fin-fonds de l'arrière boutique... Modèles réduits de voitures, hélicoptères télécommandés et enfin un maigre rayon ferroviaire... Et incroyable mais vrai : trône un wagon voyageur, un seul ! une rame bleue du Murtalbahn ! Abandonné, seul... la pulsion d'achat est violente et euphorique ! Imaginez, après toutes ces années ! S'offrir un wagon LGB !!! C'est plus fort que tout !!
Délesté d'une grosse centaine d'euros, je repars avec mon trophée sous le bras ! A la maison, la joie de déballer le bel engin tout neuf, son odeur délicieuse de plastique... C'est décidé, on va jouer de nouveau au train et ce n'est pas prêt de s'arrêter !! (à suivre...)
Voici donc la petite dernière qui vient d'arriver aujourd'hui depuis l'Autriche. Achetée il y a deux semaines sur e-Bay, la petite loco à crémaillère LGB 2046 vient de faire son petit galop d'essai sur le va-et-vient du plafond. Il s'agit donc d'un vieux modèle antérieur à la réédition de 2004, la LGB 24460, dotée elle du numéro 24 et non 21 comme celle-ci. La compagnie du Schöllenenbahn fournit une connexion entre le réseau FO et la compagnie à écartement normal du Gotthard à Andermatt. Dès les premiers jours d'exploitation du Schöllenenbahn, ce sont 4 locomotives électriques HGe 2/2 à crémaillère, livrées en 1916-1917 qui sont chargées de tracter les convois sur les 3,75 km de la ligne. Lors de l'absorption de la compagnie par le Furka-Oberalp-Bahn en 1961, les vieilles locos seront repeintes en rouge avec le lettrage FO. La dernière loco en exploitation roulera jusqu'en 1980. Malheureusement, aucune d'entre elles n'a été conservée. La ligne à écartement métrique FO relie les vallées du Rhin et du Rhône, grâce à une connexion est-ouest à travers les Alpes. Depuis 1942, les locomotives électriques assurent la totalité du traffic sur la centaine de kilomètres que compte le réseau. L'ouverture du tunnel Furka-Basis en 1982 va rendre inutile une partie du réseau. Et pourtant, aujourd'hui encore, les locomotives à crémaillère du FO sont encore utilisées, dans les sections où la pente est supérieure à 17,9%.
Les mauvaises nouvelles s'accumulent dans le monde du jouet traditionnel. Après Märklin début février, c'est au tour du célèbre train en bois suédois Brio d'annoncer sa mise en faillite. « En raison du manque de rentabilité, de coûts exceptionnels et d’un besoin de refinancement, le conseil d’administration juge nécessaire une augmentation de capital d’au moins 300 millions de couronnes », a annoncé la direction du groupe. En revanche, la brique danoise Lego est en pleine forme. Elle vient d'annoncer pour 2008 une augmentation de 20% de ses ventes !
En irrécupérable ferrovipathe, je dois l'avouer : J'ai aussi eu droit à mon train en bois Brio, en plus du LGB, du train enchanté, du Jouef et du Lima ! AUjourd'hui, il dort intact (et oui c'est du solide ce train-là !) dans des cartons au fond de la cave... Un collector... que je ne suis pas prêt de vendre sur E-bay !!
Ce 25 décembre 2020, j'ai eu la bonne surprise de découvrir une belle boîte de Légo à monter ! Une superbe Krokodil inspirée des Chemins de Fer Suisse !
Et quelques heures de patience pour arriver à donner vie à cette très belle réalisation. Il ne reste plus qu'à l'équiper d'un moteur !!
Descendu pour quelques jours à Montpellier pour le week-end de la Pentecôte, je n'ai pu résister à l'installation d'un réseau simplifié afin de faire rouler mes acquisitions de l'année... En effet, n'étant pas descendu depuis le mois d'août dernier, certains des colis commandés sur e-Bay arrivés entre temps n'étaient même pas sortis des cartons d'emballage !! Au menu : un superbe wagon RhB transportant un téléphérique démonté (j'avais carrément craqué en le voyant!) un autre wagon RhB avec silo à ciment, une jolie voiture voyageur jaune pour accrocher à la petite loco à crémaillère de la même couleur, un wagon-citerne Shell première génération (avec sa boite d'emballage jaune des années 70) ainsi qu'une voiture voyageur 4 essieux noire (aussi avec sa boite jaune seventies) pour compléter un attelage composé de 2 autres voitures mais de livrée verte.
Enfin, le clou du spectacle : découvrir enfin la fameuse motrice électrique du RhB aux armoiries de Felsberg Ge 4/4 !!!
Pour pouvoir admirer ces nouveaux attelages ainsi que les anciens et avoir une idée globale de la "flotte" de la compagnie (faudra que je lui trouve un nom un de ces 4 !) , j'ai retenu un ovale de rayon R2 avec une démultiplication des voies de garage (2 arborescences à l'intérieur de l'ovale pour les rames voyageurs) et une extérieure pour les convois de marchandises. Une structure simple rapide à mettre en place et à démonter pour un réseau de 3 jours...
Au final, c'est un vrai plaisir de voir rouler la motrice rouge du RhB avec ses voitures voyageurs assorties...
Vous trouverez dans l'Album LGB Indoor 2 des photos de ce réseau et à venir une vidéo...
Avez-vous déjà pensé à rejoindre l'Espagne par le train ? Par les temps qui courent, avec l'explosion du prix de l'essence, repenser "train" n'est plus une idée stupide... Au départ de certaines gares de France dont Montpellier (mais aussi depuis Paris en train de nuit), l'option Talgo mérite le détour (même si ce n'est pas toujours donné !). La ligne Montpellier-Barcelone en service depuis plus d'une trentaine d'années est une expérience à vivre... Surtout si vous avez la "chance" de voyager avec un vieux Talgo préhistorique mis en service à la fin des années 60. Le même que je voyais passer au fond du jardin de ma grand-mère du haut de mes 6 ans... Bien avant la naissance du TGV orange première génération... Et dire qu'à l'époque, on disait que c'était un train très rapide !!
Aujourd'hui, le voyage Montpellier-Barcelone en Talgo reste malgré tout une expérience à vivre ! Même s'il faut bien compter 4h30 à bord de ce train pendulaire, (car la bête aime bien prendre son temps, quitte même à prendre du retard), dès la montée en gare de Montpellier Saint-Roch, le dépaysement est assuré.. avec un accent international ! Vous venez à peine de quitter la nonchalence très française de la capitale languedocienne, que vous vous retrouvez dans un bouillon de culture international ! Américains, Australiens, Allemands, Japonais et bien sûr Espagnols vous font prendre tout de suite la dimension très internationale de ce train ! Routards étudiants y côtoient les ibériques qui rentrent voir la famille au pays et c'est plutôt sympa ! Innovation propre au Talgo, quasi tout le monde est dans le sens de la marche, car les fauteuils sont pivotés à chaque départ... Autres innovations découvertes dans cette rame de 6ème génération : des prises casques pour écouter la radio et des écrans vidéo au plafond (mais qui ne marchent pas ! Dommage...). La grosse attraction c'est bien sûr le passage de la frontière, avec arrêt à Cerbère en France, contrôle d'identité à la clé (oui oui malgré l'abolition des frontières, ce qui ne manquera pas de surprendre mon voisin américain). Remplacement de la loco SNCF par une motrice RENFE. Passage au ralenti pour changer l'écartement des essieux (alors là je suis curieux de savoir comment ça fonctionne, ça m'intrigue énormément) et enfin premier arrêt à Port-Bou en Espagne... Enfin, si vous prenez le Talgo en été, n'oubliez pas votre polaire, car vous risquez d'y croiser quelques ours blancs vu la température de la climatisation ! Album photos : cliquer ici
Lors de mon dernier voyage à Berlin, je n'ai pas dérogé à mes traditionnelles visites dans les magasins de trains miniatures. Voici 3 adresses incontournables si vous êtes dans le quartier de Schöneberg / Kurfürstendamm.
1/ Le KaDeWe
Rien ne vaut un détour par le rayon trains miniatures du fabuleux KaDeWe : ce grand magasin plus grand que les Galeries Lafayette. Trois marques se partagent l'affiche : Märklin, Fleischmann et LGB bien sûr ! Un réseau Märklin fait rouler en permanence les dernières nouveautés de la marque. >> KaDeWe. Tauentzienstrasse 21-24, D-10789 Berlin kadewe.de
2/ Micha's Bahnhoff
Une boutique d'occasion avec un peu de neuf. Véritable bric à brac avec des monceaux de transformateurs, des maquettes d'occasions empilées comme si un ouragan avait dévasté un immense réseau HO, de vieilles plaques de signalisation... >> Micha's Bahnhoff. Nürnberger Strasse 24a, D-10789 Berlin michas-bahnhof.de
3/ Turberg
Le spécialiste du modèle réduit. Une boutique pour les voitures, une boutique pour les avions, une pour les figurines, une pour les occasions et une (la plus grande !) pour les trains miniatures. Au plafond une rame LGB LCE fait un va et vient un peu pathétique. Mais le stock est immense, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les échelles !! Il y a même un rayon librairie et DVD... >> Turberg. Lietzenburger Strasse 51, D-10789 Berlin
A l'occasion de mon traditionnel séjour estival à la Bastide, j'ai eu l'occasion de prendre quelques clichés du renouvellement Voie-ballast entre la Bastide Saint-Laurent et Mirandol. Des photos insolites avec du matériel de travaux que l'on n'a pas l'habitude de voir sur cette partie du réseau.
Cet été, c'est la portion La Bastide-Belvezet qui est renouvelée. La section Belvezet-Mende le sera en 2012. Le trafic est donc interrompu depuis le 5 juillet et remplacé par des autocars. Autre conséquence : le croisement des deux Cévenols de 15h50 ne s'effectue plus en gare de la Bastide mais de Langogne.
Alors que les années se succèdent, le circuit LGB est en panne d'acquisitions... Puis un jour, au détour d'une promenade dans Montpellier, je tombe en arrêt devant un pressing (oui un pressing !) qui affiche dans sa vitrine des locomotives LGB ! Au départ, je pense qu'il s'agit juste d'une décoration pour le magasin mais quand je vois des petites étiquettes avec des prix, je comprends que tout ça est bien à vendre ! Ni une ni deux, je pousse la porte du magasin... Le garçon timide de 13-14 ans rassemble son courage à deux mains pour aller poser la question. Et la patronne de me dire : " attends ! Ça, c'est mon mari qui s'en occupe ! Serge ! Tu peux venir ici s'il te plaît !" Débarque alors du fond du magasin, entre cintres et costumes, mon futur dealer... Celui qui va flinguer mes petites économies de collégien ! Serge Perrard est un passionné de LGB. Ne trouvant pas de détaillant pour son hobby à proximité, il a tout simplement décidé de devenir détaillant lui-même et de dédier une partie de son immense pressing à la marque de Nuremberg... Voilà comment le Pressing Laissac (à côté des halles du même nom !) est un vendeur officiel de LGB ! Alors, bien sûr, il n'y a pas des tonnes de matériel mais bien entre 20 et 30 pièces qui donnent tout de suite envie de claquer quelques milliers de francs ! Ma toute première commande fut la 2030 ! J'en avais rêvé depuis tellement longtemps de cette loco électrique... Elle allait devenir rapidement mon chouchou (et elle l'est encore, d'ailleurs !). Très rapidement, je lui offris les voitures voyageurs de livrée bleue 3015 ainsi que le petit wagon restaurant 3013. Vous vous souvenez peut-être de cette photo sublime du catalogue où on voit cet attelage passer au-dessus d'un petit torrent des Alpes ! J'en ai rêvé, le Pressing Laissac pour moi l'a fait ! Voici donc la naissance du convoi star de mon réseau : L'Express des Neiges ! Un nom idéal pour rebaptiser dans la foulée les gares et les destinations de mon circuit estival... La gare principale est d'emblée baptisée VILLEFORT, célèbre station lozérienne de mon cher Cévenol... En attendant sans doute le jour où sera créée la gare de LA BASTIDE PUYLAURENT... !! Il s'agit en réalité d'une vieille ferme en bois réalisée après-guerre par des prisonniers allemands pour mon oncle et ma mère, alors enfants...
Après l'express des Neiges, arrivera la superbe locomotive vapeur 2080 D payée à l'époque 2000 francs car d'occasion mais quasi neuve car ayant vécu toutes ces années sous une cloche à fromage ! Il est vrai que Serge m'aime bien... Il me fait des prix, comprenant bien évidemment que toutes mes économies passent dans ce dispendieux hobby... Et puis c'est vrai que je suis son plus jeune client !! Viendront ensuite une autre voiture voyageur rouge du RhB (3063) qui va passer son temps à perdre ses portières dans les virages !!! Ce que cela a pu m'énerver cette histoire de portières !) puis la moitié d'un autorail viendra conclure l'aventure (un motrice 2065 qui se verra affublée des lettres TLR et des bandes bleue, orange et verte, couleurs du logo du Languedoc Roussillon ! Histoire de donner au réseau une touche locale, à l'instar de cet ancêtre du TER qui nous montait en Lozère tous les étés !) ... Car malheureusement, le pressing va mettre les clés sous la porte pour devenir un FRIO... La période Pressing Laissac a eu son importance car elle m'a permis de rencontrer des gens tout aussi passionnés que moi. Je n'ai jamais eu de nouvelles de Serge. Il est parti à la retraite après ça. Un club LGB régional devait se créer mais je crois que ça n'a pas duré...
C'est en fait un magasin de jouets anciens situé rue d'Obilion, qui va reprendre le flambeau. Une boutique étrange perdue dans une rue pas du tout passante... On y trouve pêle-mêle des vieilles poupées en cire, des Dinky Toys en abondance, des vieux jouets mécaniques à ressorts et aussi des trains électriques... Le vendeur perdu derrière son comptoir et ses lunettes aux verres épais est un peu comme un rat malin dans sa tannière... il y flotte en permanence une forte odeur de tabac (un truc impensable aujourd'hui !). C'est dans ce joyeux foutoir nicotinien, qu'il faut venir chercher trace de LGB... Soit ! Même si le contact est nettement moins affectueux qu'au pressing Laissac, il reste néanmoins convivial et surtout, le stock en boutique permet de craquer immédiatement et plus souvent !!! C'est en fait ici que les dernières acquisitions des années 88-90 vont se faire ! Un nouveau wagon rouge de la DB (3073) vient s'acoquiner avec celui de la RhB ! Il est vrai qu'à cette époque-là, je suis loin de me soucier de faire des attelages invraissemblables ! C'est aussi cette absence de réalisme qui va me pousser à investir dans des éléments de gare PLAYMOBIL, moins chers et plus faciles à trouver... (quais, arrêts de tramway, gare marchandises,
buffet snack). Il y a quand même des limites à la Playmobilisation : Je refuse net d'acheter la gare voyageurs que je ne
trouve pas du tout réaliste... Je vais en revanche craquer pour ma première maquette POLA en achetant le modele de Kleinbach qui deviendra le corps de bâtiment de la gare de VILLEFORT, jusqu'ici matérialisée par une façade en carton, couverte de feuilles de textures pour du HO... et qui souffre beaucoup à la moindre averse provoquée par l'arrosage automatique ! La ferme, elle, continue sa vie de gare secondaire sous le nom de FERMEVILLE ou BELLEVINE (ça dépend des étés !) Les quais sont faits avec des briques d'un réalisme évidemment parfait ! et le réseau de tourner inlassablement chaque année autour du Massif Central (de fleurs ! ) le gravier au sol permet un ballast parfait, même s'il est un peu grossier et la possibilité d'incliner la voie dans les virages pour éviter les sorties de piste en cas d'excès de vitesse... Avec l'arrivée de la superbe voiture voyageurs 3061 et d'un coffret travaux (la loco orange que je déteste dans le chapitre II), ce seront les dernières acquisitions du réseau du jardin qui auront lieu avant de nombreuses années... Déjà l'achat du Tramway avec mes économies du BAC (près de 3000 francs à l'époque!) marquait la fin d'une période. Celle où il devient difficile d'avouer à ses camarades qu'on passe son weekend à jouer au train électrique... La fermeture de la boutique Jouets d'Antan en est d'ailleurs tout un symbole...