Train LGB : Un train au plafond !
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30 mai 2009

Expo Festirail en Gard : Passion ferroviaire brûlante !


Les 23 et 24 mai 2009, se tenait à Quissac (30) l'exposition de modélisme ferroviaire Festirail en Gard. Un rendez-vous que ne pouvaient manquer tous ceux qui étaient de passage dans la région pour le week-end de l'ascension... Et malgré les 30°C affichés par le thermomètre, les passionnés étaient au rendez-vous pour assister à cette expo de plus en plus populaire et de plus en plus passionnante... Car ici, à la différence d'autres manifestations plus commerciales comme Rail Expo par exemple, les exposants sont majoritairement des clubs et non des commerçants ou des distributeurs. Conséquence : un nombre très important de dioramas et autres circuits modulaires, qui sont autant d'occasions de rêver et de s'évader à l'échelle réduite ! Réseaux HO, N, G, à vapeur (on a même vu un circuit en Légo!!), il y en a pour tous les goûts et certaines réalisations sont des plus impressionnantes ! Un pont métallique supendu plus vrai que nature (mais qui fait 15 mètres de moins que la réalité car il fallait le faire rentrer dans un module de 1,20 m !), une reproduction de la gare d'Alès qui nous rappelle tout de suite les grimpettes en autorail pour la Bastide Puylaurent !) ou encore ce spectaculaire diorama en N avec des courbes d'un réalisme saisissant...
Bien évidemment, on ne pouvait pas passer à côté du réseau LGB Momi qui avait en grande partie motivé le déplacement. L'histoire du réseau Momi est étonnante... Il s'agit en fait d'une poignée de passionnés de l'échelle G, qui ont bricolé chacun dans leur coin, des modules respectant un certain nombre de normes techniques pour pouvoir être assemblés les uns aux autres, et ce, dans n'importe quel agencement. Résultat, une quinzaine de modules étaient présents à l'expo pour un circuit d'une quinzaine de mètres donc ! Le hic de l'histoire, c'est que ça prend tellement de place que certaines expos ne peuvent pas les accueillir ! Ici, donc, Momi était sous une tente à l'extérieur ! ! Quand on sait qu'il existe à ce jour, en tout dans la France 25 modules Momi (et que ce n'est pas près de s'arrêter !) on ne sait pas quel lieu pourra encore les accueillir... Car le plus incroyable dans l'histoire, c'est d'imaginer cette poignée de fous répartis aux 4 coins de la France, traverser tout le territoire pour se retrouver à chaque expo (parfois même à l'étranger !!) , afin de réassembler et redonner vie au réseau Momi ! " Alors, quand on vous dit passion brûlante... !"


➡︎ Toutes les photos de l'expo... ⬅︎

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19 mai 2009

Ma saga LGB Acte IV : Renaissance

 

 

 

 

 

 

 

Un réveil après un long sommeil.

1991-2007 : 15 ans  ! C'est la période pendant laquelle la passion du LGB va rester assoupie au fond d'un placard...
15 ans qui auront été occupées par des études d'agronomie, une nouvelle vie à Paris et de nouveaux horizons professionnels autour d'une autre passion : l'image et la télévision...

Et puis, une nuit, un rêve étrange va réveiller cette vieille passion d'enfance... Je suis dans mon cher village de la Bastide Puylaurent, dans lequel je n'ai pas mis les pieds depuis belle lurette. Ma première envie est de retourner voir la gare ! Et là, stupéfaction ! Les voies ont été déposées et à la place, une sinistre route goudronnée ! Je redescends dare dare sur la place du village pour savoir où est passé le train (c'est là, où comme souvent dans les rêves, s'effectue une fusion confusion entre deux éléments : le train réel (celui de la SNCF) et mon train LGB). Sur la place du village, je questionne : "Mais qu'avez-vous fait du train ?" Et là, ma grand-mère de répondre : "Oh ! On l'a donné. Tu sais, ça n'intéressait plus personne ... Quelqu'un est passé sur la place et l'a pris...." Me voilà pris d'une colère noire, hurlant et vociférant, à m'en époumoner... et de me réveiller en sursaut ! Après avoir repris mes esprits, je prends subitement conscience que le train aux boites rouge et verte a beaucoup trop dormi dans son placard... Cela tombe bien, je descends à Montpellier dans quelques jours, ce sera l'occasion idéale de récupérer tout le matériel entreposé chez ma grand-mère (et d'éviter ainsi que quelqu'un ne s'en empare comme sur la place du village !! lol ) Car, depuis quelques années, les brouilles familiales se multiplient, raison de plus pour que le stock LGB déménage pour atterrir chez mes parents.

 

Un matériel increvable et une odeur inimitable.

C'est bien sûr l'occasion immédiate de tout déballer, de monter un circuit et de voir si, après toutes ces années, ce petit monde sait encore rouler... Bien évidemment, on peut faire confiance à la qualité allemande et à la robustesse des machines pour être au rendez-vous !
La délicieuse odeur si particulière du plastique LGB, le bruit des essieux sur les rails, le son du transfo sous tension, le clac de l'attelage des wagons... toutes ces madeleines de Proust sont au rendez-vous ! et du haut de mes 34 ans, l'âme du gamin refait surface comme lors de la toute première fois.  C'est organique, c'est physique, je regarde avec joie les différents attelages faire leur tour de piste ! Hypnotisé... Ensorcelé...

Un ensorcèlement qui va se faire tenace et coûteux dans les mois qui suivent... (on y reviendra dans l'acte suivant) Mon premier réflèxe est d'aller voir, si à tout hasard, un des rares magasins du centre ville de Montpellier aurait un peu de stock... Honnêtement, j'y vais sans grande conviction... Ironie du sort, Joué Club se trouve maintenant à l'angle de la rue qui abritait la petite boutique des Jouets d'Antan, qui m'avait fourni quelques jolies pièces dans le début des années 90... La boutique est toujours  là, abandonnée, jamais relouée... Des vieux autocollants jaunis de Märklin, Jouef, Fleischmann et Lima ornent encore pathétiquement la porte, derrière le rideau de fer rouillé... Nostalgie...

 

Retrouver le chemin du magasin de jouets...

Mais pour l'instant, une incursion dans les profondeurs de Joué Club s'impose... Ils ont bien changé les magasins de jouets... Triomphe du plastique moulé clinquant et acidulé, le bon vieux jouet traditionnel est relégué au fin-fonds de l'arrière boutique... Modèles réduits de voitures, hélicoptères télécommandés et enfin un maigre rayon ferroviaire... Et incroyable mais vrai : trône un wagon voyageur, un seul ! une rame bleue du Murtalbahn ! Abandonné, seul... la pulsion d'achat est violente et euphorique ! Imaginez, après toutes ces années ! S'offrir un wagon LGB !!! C'est plus fort que tout !!

Délesté d'une grosse centaine d'euros, je repars avec mon trophée sous le bras ! A la maison, la joie de déballer le bel engin tout neuf, son odeur délicieuse de plastique... C'est décidé, on va jouer  de nouveau au train et ce n'est pas prêt de s'arrêter !! (à suivre...)

➡︎images du réseau et des essais⬅︎

4 mai 2009

Un train au plafond accueille une loco à crémaillère

Voici donc la petite dernière qui vient d'arriver aujourd'hui depuis l'Autriche. Achetée il y a deux semaines sur e-Bay, la petite loco à crémaillère LGB 2046 vient de faire son petit galop d'essai sur le va-et-vient du plafond. Il s'agit donc d'un vieux modèle antérieur à la réédition de 2004, la LGB 24460, dotée elle du numéro 24 et non 21 comme celle-ci. La compagnie du Schöllenenbahn fournit une connexion entre le réseau FO et la compagnie à écartement normal du Gotthard à Andermatt. Dès les premiers jours d'exploitation du Schöllenenbahn, ce sont 4 locomotives électriques HGe 2/2 à crémaillère, livrées en 1916-1917 qui sont chargées de tracter les convois sur les 3,75 km de la ligne. Lors de l'absorption de la compagnie par le Furka-Oberalp-Bahn en 1961, les vieilles locos seront repeintes en rouge avec le lettrage FO. La dernière loco en exploitation roulera jusqu'en 1980. Malheureusement, aucune d'entre elles n'a été conservée. La ligne à écartement métrique FO relie les vallées du Rhin et du Rhône, grâce à une connexion est-ouest à travers les Alpes. Depuis 1942, les locomotives électriques assurent la totalité du traffic sur la centaine de kilomètres que compte le réseau. L'ouverture du tunnel Furka-Basis en 1982 va rendre inutile une partie du réseau. Et pourtant, aujourd'hui encore, les locomotives à crémaillère du FO sont encore utilisées, dans les sections où la pente est supérieure à 17,9%.